Parcours

L’Islande. Le pays de la glace. Mais pas seulement. Comme le prouve d’ailleurs son drapeau flanqué d’une croix rouge qui représente les volcans sur une croix blanche plus large qui représente les glacier sur un fond bleu qui représente le ciel, la mer et les montagnes.

Et la quatrième partie délimitée par les branches de la croix… Disons qu’elle représente les plaines. Car il y a de tout à voir en Islande. Chaque coin du pays a sa particularité et on s’en rend compte en faisant le tour de l’île.

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Þingvellir et Þingvallavatn qui est le plus grand lac d’Islande. Une balade permet de visiter les environs et de passer admirer ces roches qui ne sont pas aussi anodines qu’elles peuvent sembler. C’est en effet ici que se rejoignent les plaques tectoniques américaine et européenne qui créent ainsi une faille dont émergent par frottement ces blocs de basalte.

DSC_0021.JPGLittéralement la plaine du parlement, Þingvellir a été un champ de rassemblement populaire où se tenait le parlement qui rendait justice et est maintenant devenu un parc national. Cet endroit rappelle une belle leçon de démocratie donnée par ces vikings alors qu’ailleurs régnait l’horreur de l’époque féodale.

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Plus loin sur la route vers Laugarvatn il est facile de trouver de nombreux geysers. Le plus connu se trouve à Geysir où le Strokkur assure le show. Plus ou moins toutes les dix minutes, une impressionnante colonne de vapeur d’eau est projetée dans les airs. Il est difficile de capturer l’instant tellement il passe rapidement mais malgré tout son effet est saisissant. Surtout quand il explose lors d’une seconde d’inattention.

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Autour de ce grand geyser existent aussi d’autres petits geysers qui attirent moins l’attention car ils n’ont pas du tout la même puissance. À la surface on remarque l’eau qui bouillonne mais sans autre forme de spectacle.

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L’eau ne fait pas que jaillir du sol, aussi elle dévale les falaises en de magnifiques chutes. À Skogar on découvre la chute d’eau Skogafoss sous de nombreux points de vue. Grâce à l’escalier qui remonte la chute, il est facile de rejoindre le sommet et même de longer sa source jusqu’au glacier mais c’est tout de suite moins facile.

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Quitte à faire demi tour quelques kilomètres plus loin, le déplacement vaut le détour pour profiter de la nature environnante. La plaine renvoie un vert apaisant et la rivière un son berçant. Quelques pas dans ce décor de comte fantastique est revigorant.

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Sur la route pour rejoindre le parc national, il faut prendre le temps de s’arrêter sur les plages de Dyrholaey et Reynishverfi.

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La monotonie des plages habituelle est ici brisée par ce sable noir jonché de gros cailloux contre lesquels viennent se fracasser de puissantes vagues. En se baladant le long de la mer il faut d’ailleurs faire attention à ne pas se laisser rattraper par l’eau qui arrive à grande vitesse.

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Juste à côté se trouve la jolie petite ville colorée de Vik. Après une rude montée jusque sur le mont voisin, l’effort est récompensé par une superbe vue sur la plage de Vik.

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Kirkjubaejarklaustur n’a rien d’exceptionnel mais offre une courte promenade vers une modeste cascade qui grimpe gentiment jusqu’à un lac au mythe improbable et ferme la boucle en passant sur le plancher exceptionnel d’une ancienne église.

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Le parc national du Skaftafell est en fait désormais partie intégrante du parc national du Vatnajökull. De l’entrée on peut essayer de distinguer, entre les nuances de blanc des nuages et de la neige, le Hvannadalshnjukur qui est le point culminant de l’Islande. Sinon dans les sentiers qui parcourent le parc on grimpe vers la cascade pour descendre vers le désert de sable. On se sent alors tout petit au milieu de cette immensité qui a autrefois été la scène du gigantesque flot de boue provenant de la fonte d’un glacier sur un volcan en éruption.

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Au bord de la route, si on prend la peine d’escalader le talus à côté, on s’émerveille devant le Jökulsarlon. Ce lac profond s’est formé au moment de la régression du Vatnajökull et des blocs de glace continuent de se détacher du glacier pour voguer sur le lac avant de s’échouer plus loin au bord de la mer.

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Le contraste entre les blocs de glace translucides et le sable d’un noir profond est juste magnifique. La contemplation du lieu en fait presque oublier le froid pénétrant du lieu.

Le paysage change considérablement lorsque l’on passe du sud à l’est. Les vastes espaces pratiquement vides et seulement parsemées de quelques habitations font petit à petit place à des milieux plus remplis de vie et de décor.

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Les premiers fjords apparaissent dès Höfn avec Hornafjörður pour se succéder avec Djupivogur, Stöðvarfjörður et Faskruðsfjörður. Même sans ciel dégagé on profite pleinement de ce tableau où les hauteurs des montagnes contrastent avec la platitude de la mer qui pénètre les terres pour former une frontière imprécise.

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Un peu en retrait vers l’intérieur des terres se trouve l’unique forêt d’Islande avec son hameau Hallormsstaður et sa mystérieuse rivière Lagarfljot qui habite un gigantesque ver marin dans le même genre que le monstre d’Écosse. Mais l’intérêt du site réside ailleurs. Alors que les forêts de l’île avaient toutes disparues après la colonisation des vikings, des plantations de diverses espèces étrangères ont permis de repeupler cet endroit.

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Il ne faut pas s’éloigner de beaucoup pour retrouver la trace des volcans. Au bout de la rivière à Litlanesfoss et Hengifoss, après un bel effort pour compléter le parcours jusqu’aux cascades, on remarque entre les couches de basalte des strates argileuses constituées de cendres volcaniques. Avec le temps elles se transforment en terre dans laquelle se développe du fer qui donne alors cette couleur rouge.

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De retour vers la côte, un arrêt à Egilsstaðir n’apporte rien d’épatant si ce n’est l’impression de retrouver un peu la civilisation avec ce grand patelin qui se rapproche d’une vraie ville avec des grands magasins qui proposent plus que trois rayons de marchandise, des établissements publiques capables d’accueillir plus que cinq familles et des immeubles en hauteur qui abritent plus qu’un logement.

Heureusement la nature a encore sa place et il y a moyen de grimper vers la cascade . Du moins jusqu’à ce que la corde qui longe la paroi ne rassure plus les moins téméraires d’avancer sur le sol devenu dangereusement glissant et force à revenir sur ses pas.

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Un dernier fjord à ne pas manquer avant de rejoindre le nord est Seyðisfjörður. La ville est magnifique grâce à toutes ces couleurs que l’ont retrouve sur les maisons mais aussi sur les chemins piétonniers. En dessous d’un ciel bleu parsemé de quelque nuages, l’ensemble se reflète dans les eaux du fjord pour illuminer encore plus la scène.

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Autour dans les montagnes on trouve quelques marquages pour grimper admirer la vue sur le fjord. Au risque cependant de devoir à un moment donné se déchausser pour traverser l’eau glacée pour rejoindre la route de l’autre côté de la rivière dont on ne voit jamais le bout.

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À l’opposé il est possible d’entamer l’ascension de la montagne qui relie Seyðisfjörður à la ville de l’autre côté. En chemin on découvre la petite mais raide chute d’eau de Buðara et le monument Tvisöngur qui est un hommage à la musique islandaise traditionnelle.

On délaisse enfin la côte pour couper à travers tout et rejoindre le lac Myvatn.

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Mais avant un petit détour par Selfoss et Dettifoss est recommandé. Le vent y est puissant et l’air piquant au point qu’il est difficile de rester longtemps mais il n’y a de toute façon par une longue promenade à faire.

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Les quelques sentiers longent les chutes jusqu’au bord des falaises d’où on se laisse impressionner par la violence de ces litres d’eau qui se déversent dans cette gigantesque gorge.

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En chemin on peut s’arrêter pour voir juste à côté de la route les fumerolles de Namafjall si on n’est pas du genre à être vite incommodé par les mauvaises odeurs. En effet le souffre est rejeté d’un peu partout et est clairement nauséabond. Sur le site en bas de la montagne on voit déjà de nombreux solfatares, ces cratères dont la couleur rouge et bleu témoigne de la présence des eaux de ruissellement gorgées en minéraux qui ronge la roche.

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Dans le même style, le site de Leirhnjukur propose une brève balade autour d’autres solfatares mais aussi sur des coulées de lave refroidies.

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Faire le tour du lac est sans doute un projet ambitieux mais il vaut la peine de passer une heure ou deux sur ses berges pour apercevoir les animaux qui peuplent cette région reconnue comme étant la plus riche en variétés de canards. C’est aussi la région réputée comme la plus chaude au point que les habitants font cuire leur pain simplement en plaçant la pâte dans une boîte qu’ils enterrent le temps d’une journée.

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Le tour à ne surtout pas manquer reste celui qui démarre à Grjotagja passe par Hverfjall et termine à Dimmuborgir. Si la marche est aisée, elle est tout de même longue. À chaque étape il faut prendre le temps de profiter du lieu pour s’enfoncer dans les grottes près des lacs naturels d’eau chaude, parcourir le cratère du volcan éteint et se perdre au milieu des châteaux noirs aux formes plus ou moins évocatrices.

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Si on continue plus loin encore pour reprendre la route qui ramène au point de départ, on tombe sur Höfði où les tons des feuilles des arbres rappellent les tableaux de l’automne.

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Avant de quitter la région il vaut la peine d’aller voir les pseudo cratères. Ce ne sont pas de vrais cratères car il n’y a aucun volcan dessous mais juste des explosions survenues lorsque la lave a coulé en surface sur les terres humides autour du volcan.

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Dans le nord du pays, la première ville à visiter est Husavik. La partie la plus intéressante se trouve au port où les bateaux tranchent dans cette mer encore entourée de montagnes.

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Si on n’a pas le mal de mer il faut absolument aller faire un tour en mer pour partir à la rencontre des baleines. Elles font le spectacle en plongeant sans cesse au fond de l’eau pour aller chercher à manger et apparaître de nouveau à la surface entre cinq et dix minutes plus tard.

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Akureyri est la deuxième grande ville du pays mais ce n’est pas vraiment un arrêt indispensable sauf pour faire des achats dans des grands magasins ou voir de ses propres yeux les feux rouges en forme de cœur sensés remonter le moral des gens en temps de crise.

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La péninsule de Vatnsnes n’est pas facile à parcourir à cause de sa piste caillouteuse. À la pointe on s’arrête à Hvitserkur devant cet immense caillou qui semble avoir poussé seul au milieu de nulle part.

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À Illugastaðir les phoques semblent s’amuser d’être le centre d’attention des touristes. Sans jamais venir se poser sur le sable, ils nagent vers le rivage en faisant parfois des cabrioles dans l’eau.

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À * on tombe à nouveau sur des fjords dont la visite était prometteuse mais finalement gâchée par un trop mauvais temps.

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L’intérêt principal de faire le tour de la péninsule réside dans *. La plage n’est pas fort différente des autres plages de sable noir mais elle crée plus d’effet par sa myriade de pierres qui se détachent du décor pour apporter des détails et de la profondeur à la vue. Attention qu’après l’arrivée d’une grosse vague on se retrouve vitre encerclé par l’eau qui s’est frayé un nouveau chemin entre les rochers qui semblaient pourtant initialement inaccessibles.

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Cette plage a aussi une petite histoire puisqu’un bateau s’y est échoué il y a plusieurs années déjà et dont on trouve encore pas mal de restes de carlingue et autres pièces de navire rouillés. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Enfoncées lourdement dans le sable, les anciennes pierres utilisées pour tester la force des potentiels futurs marins témoignent des méthodes d’enrôlement. Leurs masses différentes assuraient de pouvoir mesurer la force des hommes en leur demandant de les soulever à hauteur de poitrine.

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Borgarnes est la dernière ville avec cet indéfinissable charme islandais avant de rejoindre la capitale et sa civilisation.

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Quitte à éviter de payer l’entrée du tunnel qui relie les deux villes, autant s’arrêter à Hraunfossar. Le spectacle peut sembler banal aux premiers abords mais il s’agit en fait de l’eau de pluie provenant des glaciers qui coule entre les couches de lave et qui jaillit au niveau de la falaise pour dévaler sous forme de rapide. À certains endroits l’eau est en quantité et a une vitesse telles que se créent de violents remous.

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Glymur est la promenade ultime parfaite avec ses paysages magnifiques et variés. L’ascension est parfois périlleuse à cause des passages glissants et des traversées instables sur les pierres qui jonchent le lit de la rivière qui s’écoule de la cascade. Même si sur la plupart du sentier une corde est fixée à la roche ou aux arbres pour aider à se hisser pour ne pas tomber.

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Reykjavik est une grande ville avec ses tours et sa foule mais aussi encore quelques bâtiments historiques. Le musée national permet d’en apprendre beaucoup sur l’histoire de ce pays à l’aide de nombreuses explications et d’objets authentiques.

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